17 février 2007
Communiqué du Parti Socialiste
Procès de “Charlie Hebdo” à la suite de la publication des caricatures de Mahomet Un hebdomadaire français, Charlie Hebdo, est poursuivi en justice pour avoir republié les caricatures de Mahomet, publié dans un journal danois. Le procès aura lieu les 7 et 8 février au tribunal de Grande Instance de Paris et le Premier Secrétaire du Parti socialiste y sera entendu comme témoin, cité par la défense de l’hebdomadaire.
Ce sera l’occasion pour lui de réaffirmer, au nom de tous les socialistes, quelques principes républicains simples :
- La laïcité, qui protège notamment la liberté de conscience, n’est pas un combat contre les religieux dont elle assure la liberté. C’est un combat contre les intégrismes, c’est-à-dire contre ceux qui n’acceptent pas que leur foi s’exprime dans le cadre des lois de la République. - La dénonciation de ces intégrismes, de tous les intégrismes religieux, ne peut pas et ne doit pas être réduite dans un amalgame insupportable à quelque « religionphobie » ou, pire, à quelque racisme que ce soit. Elle vise, au contraire, à conforter ceux qui vivent leur religion comme un engagement privé et comme des laïcs dans l’espace public.
La liberté d’expression et le droit de critique, comme la valeur de laïcité, ont besoin d’être réaffirmés avec solennité, dans un monde où la résistance aux fondamentalismes est un enjeu majeur.
Communiqué du Bureau National
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Edito de Michel Noblecourt (Midi Libre)
"Le procès qui débute aujourd'hui devant le tribunal correctionnel de Paris n'aurait jamais dû avoir lieu. "Charlie Hebdo" est poursuivi par l'Union des organisations islamiques de France et la Grande Mosquée de Paris pour avoir publié, en février 2006, des caricatures déjà éditées dans un journal danois et mettant en scène le prophète Mahomet. Franchement, les caricatures au coeur de la polémique n'étaient pas très drôles, voire de mauvais goût. Mais les publier, comme Charlie Hebdo, qui avait rajouté des dessins de son cru, et d'autres, était un acte de liberté. N'en déplaise à 79 % des Français qui, selon un sondage TNS-Sofres pour Le Pèlerin, jugent "inacceptable" de se moquer publiquement d'une religion, le droit à l'impertinence, dans un pays qui défend la laïcité et les droits de l'Homme, peut s'exercer aussi à l'égard des religions. Les seules bornes à l'exercice de cette liberté sont celles de l'incitation à la haine, à la discrimination à l'égard des croyants en une religion ou tout propos qui blesserait les consciences. Tel n'était pas le cas avec ces dessins de Mahomet. Ce procès n'aurait jamais dû avoir lieu au pays de Voltaire, lui qui enseignait: 'Je ne suis absolument pas d'accord avec vous, mais je me battrai pour que vous puissiez vous exprimer. Une attitude qu'on appelle aussi tolérance'."
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Procès Charlie Hebdo : Interview de Jeanne Favret-Saada
Ethnologue au CNRS, Jeanne Favret-Saada travaille sur le blasphème et a étudié notamment l'affaire Rushdie. Elle sort en mars un livre sur le caricatures de Mahomet, fruit d'une longue enquête au Danemark.
Comment la décision de publier ces dessins a-t-elle été prise ? En août 2005, le Jyllands-Posten quotidien conservateur, ndlr découvre plusieurs autocensures parmi les artistes, motivées par la peur de l'islamisme. Le journal monte une expérience in vivo et demande à des dessinateurs de dessiner Mahomet «comme ils le voient». Le dossier s'appelle «Les visages de Mahomet». Les articles sont très clairs sur le fait qu'ils s'en prennent aux imams islamistes, et pas aux musulmans. Un des dessins montre la tête de Mahomet coiffée d'une bombe : il est dénoncé comme la manifestation la plus claire d'islamophobie, alors que le dessinateur visait les justifications coraniques des poseurs de bombes.
Qui a instrumentalisé la crise ? Après la sortie des dessins, pendant quinze jours, la presse n'en parle pas. Un très petit groupe d'imams islamistes se mobilise autour d'Abou Laban, un Palestinien issu de la mouvance des Frères musulmans. Abou Laban tentait depuis 2003 de se faire reconnaître comme le leader des musulmans au Danemark. Avant la sortie des dessins, il avait signifié au journal l'existence d'un interdit sur la représentation du prophète, y compris par les non-musulmans ce qui avait renforcé la détermination du Jyllands-Posten. Dès la publication, une alliance extravagante se noue entre ce petit groupe et l'ambassade d'Egypte. Extravagante parce qu'Abou Laban ne peut pas mettre les pieds dans ce pays du fait de ses liens passés avec la Gamaat Islamiya, responsable d'un millier d'assassinats. Mais, en octobre 2005, l'Egypte entre en campagne législative et le pouvoir veut apparaître comme un meilleur défenseur de l'islam que les Frères musulmans, qui présentent des candidats. L'OCI, l'Organisation de la conférence islamique, adresse une lettre de protestation au Premier ministre danois, suivie par onze ambassadeurs de pays musulmans en poste à Copenhague.
Ces affaires se multiplient... Ces derniers mois, il y a eu coup sur coup trois affaires : la réaction indignée à la conférence de Benoît XVI à Ratisbonne, la déprogrammation d' Idomeneo à l'opéra de Berlin et les menaces contre le professeur Robert Redeker. A mon sens, l'affaire des dessins, bien que terminée à présent, marquait un début. D'abord parce que l'Union européenne s'est tue très longtemps. Ensuite, parce que la sortie de la crise, négociée par l'UE et l'ONU, s'est faite selon la stratégie de l'édredon : faire mine d'accepter les exigences impossibles de l'OCI (des lois antiblasphèmes, la censure de la presse) et, pour finir, ne rien lâcher. Or les Etats islamiques ont démontré à ce qu'ils appellent l'Occident séculier que toucher à ce qu'ils considèrent comme l'islam coûte cher : la reculade du Vatican après la conférence de Benoît XVI prouve que l'affichage de la colère musulmane est payant. A condition, bien sûr, de réussir une coalition.
Quelle différence notez-vous entre l'affaire Rushdie et celle-ci ? C'est le même problème aujourd'hui, mais nos réponses sont inverses. Nous, Européens, avons complètement changé de position en cas de conflit entre laïcité et religion, comme à propos de la liberté d'expression. A gauche comme à droite. Lors de la fatwa contre Rushdie, en 1989, il y avait une sorte d'unanimité pour en faire l'icône de la libre expression artistique. Cette fois, une partie de la gauche n'a cessé de reprocher au Jyllands-Posten sa «provocation raciste» contre les immigrés, avec l'idée que nous n'aurions que des minorités ethniques persécutées sans division interne et que nous devrions défendre en bloc. A droite, l'un des défenseurs de Rushdie au Danemark, ex-ministre des Affaires étrangères, a, cette fois, pris la défense des «musulmans offensés». Entre l'angélisme des uns et la politique d'accommodement des autres, les islamistes peuvent avancer leurs exigences.
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Procès Charlie Hebdo : réaction des forums islamistes
La tension semble être retombée depuis la publication par Charlie Hebdo des caricatures.
On peut néanmoins trouver la prose habituelle sur le forum d'oumma (mejliss) :
"Chez Charlie Hebdo c'est courant et Val en particulier, l'esclave de Sion." ou encore "Cela tombe bien je ne lis plus libé depuis des mois... journal sioniste possédé par un Rotschild..."
Les sionistes par l'intermediaire de pions qu'ils utilisent (Val/Sifaoui/Amara...) mènent contre la OUMMA de France une guerre psychologique en vue de nous intimider, mais INCHALLAH leur plan est voué à l'echec.IL faut svoir que la France a toujours eu une haine féroce contre l'ISLAM, sa politique tient en une phrase:Marginaliser les musulmans le plus possible (sa politique en Algerie le prouve).Mais nous ne sommes plus en 1900,le monde à changé .Les musulmans representent à ce jour plus d'1 millard d'etre humain demain nous seront plus de 2 milliards inchallah.Apres avoir marginalisé les musulmans de son pays la France sera marginalisé dans le monde entier."
''Le clivage politique actuel, en France, n'est plus Gauche / Droite, mais Sioniste / Non Sioniste. Tous ceux qui ont pris position pour Charlie Hebdo ont comme point commun d'être des partisans inconditionnels de l'Etat d'Israël et de son idéologie colonisatrice et islamophobe. C'est sur ce critère qu'il faut se déterminer dans ses choix. Voter PS, UMP, UDF, c'est voter "Israël"''. Il faut juste le savoir tout en sachant que c'est votre droit et liberté de vouloir voter Israêl. Mais il faut que vous le sachiez, tout simplement et ne pas se mentir à soi même."
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Procès Charlie Hebdo : édito du Monde
Il y a des principes intangibles, aussi anciens que les combats qui ont permis à la France de devenir une démocratie respectueuse des libertés et des droits de l'homme. Dans un Etat laïque, aucune religion - comme aucune idéologie - n'est au-dessus des lois. Là où la religion fait la loi, on est proche du totalitarisme. Dans un Etat de droit, les personnes qui pratiquent une religion ne doivent pas être insultées ou faire l'objet de discriminations fondées sur leurs croyances. La laïcité ne se confond pas avec une quelconque "religionphobie".
Ce sont ces principes qu'il faut avoir à l'esprit au moment où va s'ouvrir, mercredi 7 février, le procès de Charlie Hebdo, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié, en février 2006, des caricatures de Mahomet, éditées à l'origine par un journal danois. L'affaire avait déclenché une violente polémique et des manifestations de colère dans les pays musulmans. La Grande Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) poursuivent l'hebdomadaire satirique pour trois dessins, dont l'un, publié en couverture et fait par Cabu, représentait Mahomet " débordé par les intégristes" et soupirant : "C'est dur d'être aimé par des cons."
Les avocats des plaignants se défendent de faire le procès de la liberté d'expression, fustigeant à travers les dessins incriminés "un message raciste qui assimile tout musulman à un terroriste islamique". Ils invoquent la loi, qui fixe effectivement des limites claires à la liberté d'expression (racisme et antisémitisme, notamment). Mais, en l'espèce, dans le dessin de Cabu, la distinction est sans ambiguïté entre islamistes en particulier et les musulmans en général.
L'exercice de la liberté d'expression suppose le respect de règles sans lesquelles la coexistence entre différentes communautés ethniques ou religieuses au sein d'une même société devient impossible. Mais le procès de Charlie Hebdo est celui d'un autre âge, d'un autre temps. Même si les plaignants n'invoquent pas cet argument, il faut avoir en mémoire que ce qui a déclenché la polémique, c'est la représentation du prophète Mahomet, qui, aux yeux de l'islam, est un blasphème. On est donc en présence d'une querelle obscurantiste.
Ce procès, dont aurait dû faire l'économie, sera toutefois utile s'il rappelle que la liberté d'expression ne saurait être encadrée par une police de la pensée. Comme les idéologies, les religions sont tout à fait respectables, mais elles ne peuvent être soustraites à l'analyse, à la critique, à la dérision. Des politiques, comme François Hollande et François Bayrou, des intellectuels, comme Taslima Nasreen, écrivain dont le roman publié au Bangladesh a entraîné une fatwa contre elle, viendront rappeler ces principes de base. Sans le respect desquels la France ne serait plus tout à fait une démocratie.
Source : Le Monde 8 février 2007
Procès Charlie Hebdo : Témoignage de François Bayrou
Pour le candidat de l'UDF à l'élection présidentielle :
"D'une certaine manière, ces caricatures épargnent le prophète, la flèche est dirigée vers ceux qui, en dérivant, trahissent son enseignement"
"Bien que considérant la conviction religieuse comme importante pour l'humanité, bien que considérant que ma conviction religieuse est importante pour ma vie, je me rangerai toujours aux côtés de ceux qui refusent l'atteinte à la liberté d'expression et défendent la liberté d'être acide"
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Procès Charlie Hebdo : Sarkozy et le CFCM
En début de matinée, Nicolas Sarkozy a fait parvenir au tribunal une lettre soutenant Charlie Hebdo.
Il y a déclaré "Je préfère l'excès de caricatures à l'absence de caricature"
Il s'agit d'un soutien de façade. La politique que Nicolas Sarkozy mène depuis cinq ans est directement ou indirectement responsable de la situation dans laquelle nous nous trouvons.
En mariant de force l’islam conservateur de la Mosquée de Paris et l’islam radical de l’UOIF, en insitutionalisant ce groupe islamistes comme représentant un tiers de l’islam de France, en traitant systématiquement la question sociale sous l’angle cultuel, et maintenant en menaçant de modifier la 1905 pour financer directement de nouveaux lieux de culte, il représente à nos yeux l’un des dangers les plus graves pesant sur la laïcité aujourd’hui.
Quant à la liberté d’expression, la façon dont il a usé et abusé de sa fonction pour faire pression sur la presse rende surréaliste sa position de principe en faveur d’un « excès de caricature plutôt qu’un excès de censure ».
Ses déclarations en faveur de la laïcité et la liberté d’expression sont invalidées par la réalité de ces actions politiques, qui vont dans un sens opposés à ces valeurs.
En prenant connaissance de cette lettre le Abdallah Zekri, chargé de mission auprès du président du Conseil français du culte musulman (CFCM), a jugé "inadmissible" le soutien apporté par Nicolas Sarkozy à "Charlie Hebdo".
"Il n'est pas question d'accepter que le ministre des Cultes prenne une telle position! Il n'y a plus de neutralité", a dénoncé M. Zekri qui a demandé une "démission" du CFCM et que ses activités soient gelées jusqu'à l'élection du nouveau président de la République.
Source : site de Prochoix dirigée par Caroline Fourest et Fiammetta Venner
Lire également le livre "OPA sur l'islam de France" de Fiammetta Venner qui revient sur la création du CFCM : http://www.prochoix.org/cgi/blog/index.php/Opa-sur-lislam-de-france-les-ambitions-de-luoif
16 février 2007
Fiammetta Venner sur leDevoir.com
«Ce procès est un procès médiéval car les intégristes veulent nous ramener à une époque où les religions décidaient à la place des individus», répond Fiammetta Venner, membre de la rédaction de Charlie Hebdo. De toute façon, dit-elle, «à partir du moment où des caricaturistes danois étaient menacés de mort, on n'avait plus à s'intéresser au contenu de leurs dessins. Il fallait se solidariser avec les auteurs. Nous étions pris en otage par l'histoire. Nous n'avions pas le choix de les publier».
Selon Fiammetta Venner, Charlie Hebdo n'aurait jamais publié ces caricatures si la liberté de presse n'avait pas été en cause. Le journal l'a d'ailleurs fait en prenant soin d'y adjoindre plusieurs textes écrits par des musulmans. «Nous avons fait particulièrement attention à ce que la une ne puisse pas être détournée en y inscrivant délibérément un titre qui s'adressait aux intégristes et non aux musulmans dans leur ensemble.»
Source : ledevoir.com
Fiammetta Venner sur la chaîne Québécoise LCN
En vidéo, regardez l'entrevue avec Fiammetta Venner, journaliste chez Charlie Hebdo.
http://lcn.canoe.com/lcn/infos/lemonde/archives/2007/02/20070208-110004.html
La LDH et son président renvoient dos-à-dos Charlie Hebdo et les censeurs islamistes
Ce qui est bien avec la LDH et ses présidents successifs, Tubiana hier, ou Dubois aujourd'hui, c'est qu'on n'est jamais déçu ! Dans le rôle d'idiot utile des islamistes, ils sont incomparable, et seul le Mrap d'Aounit peut leur tenir la dragée haute. Après avoir accueilli en grande pompe Tariq Ramadan, ils ont naturellement mis toutes leurs forces pour s'opposer à la loi contre les signes religieux à l'école. Pour cette direction, réclamer l'application des principes laïques à l'islam est forcément suspect, cela ne peut que cacher du racisme ou de la xénophobie.
On se souvient de la réaction du trio Dubois-Tubiana-Leclerc à l'initiative de Caroline Fourest, de Corinne Lepage et de notre collaborateur Pierre Cassen, auteur d'un texte contre le racisme et l'intégrisme (CRI) dans les colonnes de " Libération ", début mai 2006. Le trio, dans un article intitulé " Dialoguer, plutôt que diaboliser l'islam politique " avait par ailleurs prêté, de manière calomniatrice, des intentions suspectes au texte, le comparant aux propos de Villiers et cherchant par ailleurs à salir Respublica. Cela avait provoqué une crise à la direction de l'association, puisque quelque temps plus tard, Antoine Spire, Philippe Lamy et Cédric Porain prenaient publiquement, toujours dans " Libération ", le contre-pied du texte des trois anciens présidents, et approuvaient la démarche du CRI.
Dans Respublica 445, date du 19 mai 2006, notre collaboratrice Marie Perret, dans un texte intitulé " Les tourments de la Ligue des Droits de l'Homme ", brocardait avec humour la mauvaise conscience de la direction de la LDH, tandis que Caroline Fourest, Pierre Cassen et Corinne Lepage répondaient aux attaques des trois présidents.
Cela ne pouvait qu'accélérer la crise, un comité central fut presque entièrement consacré à l'appel. Antoine Spire (qui fut des nôtres ce week-end) et Cédric Pocrain finirent, écoeurés, par démissionner du comité central.
La LDH se singularisera, plus tard, lors de l'affaire Redeker, en faisant un communiqué particulièrement scandaleux, soutenant le philosophe menacé de mort du bout des lèvres, et insistant surtout sur ce qu'elle appelait le caractère " nauséabond " de son texte, quand Redeker vivait traqué, incapable de se défendre.
A l'occasion du procès de Charlie Hebdo, Dubois fait dans le jésuitisme. Certes, service minimum, il rappelle qu'il condamne le procès intenté à Charlie Hebdo. Et il dit, ce qui est vrai, que le débat est légitime. Mais en même temps, et c'est particulièrement pervers, il fait du Chirac, qui avait parlé d' " inutile provocation ". Il ment sur l'histoire des dessins danois, et fait passer le journal " Jillands-Posten " pour xénophobe, ce qui est particulièrement crapuleux, quand on connaît les pressions et les menaces subies par les journalistes et les dessinateurs. Il oublie surtout de préciser que ce journal a publié également des dessins irrévérencieux du Christ.
Il se permet de faire la leçon à " Charlie Hebdo ", à la fin de son texte. Quand on le lit bien la pensée de Dubois, on peut en conclure que, finalement, Charlie Hebdo a bien mérité son procès, tout comme Robert Redeker avait bien cherché sa fatwa.
Jean-Pierre Dubois aurait-il le même propos vis-à-vis de Jean-Pierre Mocky, dont le film " Le Miraculé " avait suscité l'ire des intégristes catholiques ? Ou bien vis-à-vis du film de Scorsese, " La dernière Tentation du Christ " ? A-t-il dit un seul mot quand les " Guignols " se déchaînaient, tous les soirs, contre le Pape ? Mais à la LDH, on veut tellement " dialoguer " avec l'extrême droite islamiste que non seulement on salit ceux qui la critique, mais en plus on préfère inviter l'UOIF à manifester contre le racisme, comme cela faut fait le 7 novembre 2004, pour la plus grande honte d'un mouvement antiraciste totalement dévoyé par des personnages comme Tubiana, Aounit et Dubois.
Jeanne Bourdillon
Source : Respublica n°512



